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LES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES:  »L’Excision »

QU’EST CE QUE C’EST?

Les mutilations génitales féminines sont des interventions qui altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales.

Ce sont des pratiques ancestrales dont on peine à déterminer l’origine exacte; cependant l’on s’accorde sur le fait qu’elles sont antérieures aux religions monothéistes. C’est un rituel coutumier résultant des us et coutumes chez certains peuples. Ces mutilations se pratiquent sur des jeunes filles dont l’age varie entre 4 et 12 ans; cependant certaines mères décident de s’y prendre plus tôt dans l’espoir que leurs filles ne se souviennent de cette expérience traumatisante en grandissant.

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Généralement elle est pratiquée par des femmes âgées (le plus souvent des accoucheuses traditionnelles), des circonciseurs traditionnels, des barbiers, à laide de couteaux, de lames de rasoir, de morceaux de verre, sans anesthésie. Cependant cette pratique a connu un tel essor en Afrique subsaharienne, qu’elle était pratiquée dans les hôpitaux notamment en Égypte. Ce n’est qu’en 2008 qu’une loi interdisant les mutilations sexuelles féminines est votée mais ça n’a fait que déplacer la pratique d’un lieu à un autre, des hôpitaux pour les cliniques privées. Mais il faut dire que si les sanctions existent elles ne sont pas toujours appliquées. Dans certaines contrées, ces mutilations sont préconisées par des islamistes.

Pour le Dr Ahmed Suleiman, de l’université du Caire: «L’excision est source de pudeur, d’honneur et d’équilibre psychologique.»

   Des opinions similaires sont émises par des spécialistes de la loi islamique, comme le Dr Mohammed Abou Leila, conférencier en recherche islamique à l’université Al-Azhar, et le Dr Ahmed Youssuf Suleiman, conférencier en droit islamique à l’université du Caire (http://www.memri.fr/2003/11/12/la-controverse-sur-lexcision-en-egypte/ ).

   Les excisions sont plus communes dans l’ouest, l’est et le nord-est de l’Afrique, dans certains pays d’Asie et au Moyen-orient, ainsi que dans certaines communautés d’immigrants en Amérique du Nord et en Europe. Avec un taux de prévalence supérieur à 95%, l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan comptent parmi les pays où cette pratique est la plus tenace.
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LES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES EN AFRIQUE ET AU MOYEN ORIENT

   Les mutilations génitales féminines se classent en quatre catégories:

  •  La Clitoridectomie: elle est la forme la plus courante. Elle consiste en l’ablation de la partie externe du clitoris, ce qui pourrait correspondre chez l’homme a l’ablation du gland et du  capuchon.

Cliquer sur le lien pour voir l’image:

https://encrypted-tbn2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ-tyFMVXv3X-hs__i83cmSdU_C25hopGeaBfHNDZYIqQT1DJY2

  •  L’Excision: c’est une clitoridectomie accompagnée de la suture ou l’ablation des petites lèvres.

Cliquer sur le lien ci dessous pour voir l’image relative à l’excision:

  • L’Infibulation: ou circoncision pharaonique est une excision accompagnée de la suture des grandes lèvres, en laissant un petit orifice pour l’évacuation des règles ou menstruations.

Cliquer sur le lien ci dessous pour voir l’image:

   Pour faciliter la cicatrisation les jambes doivent être emmaillotées depuis  les hanches jusqu’aux genoux pendant environ 40 jours.

  •  Les autres interventions: toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.

 

POURQUOI CES MUTILATIONS SONT ELLES EFFECTUÉES?

   Pour ceux qui préconisent et défendent cette pratique, ils mettent en avant:

  •  l’action purifiante de l’excision. Dans certaines ethnies, on s’assurerait ainsi,de la pureté, de la virginité, et de la fidélité de la jeune fille à son futur époux en s’y soumettant. La femme serait plus féconde et à même de donner naissance à des enfants de sexe masculin. Les femmes non excisées seraient impures et sont systématiquement répudiées par leurs maris quand ces derniers découvrent la supercherie. Cette croyance est malheureusement très répandue dans la région de Kolda au Sénégal
  • l’amélioration du plaisir sexuel masculin (par le rétrécissement du vagin ou de l’orifice vaginal)
  • la protection contre le désir féminin (considéré comme malsain par les partisans de l’excision)
  • les raisons « hygiéniques et esthétiques »: Dans une interview au journal « le Maghreb », Habib Ellouze s’est en effet répandu en commentaires édifiants sur l’ablation du clitoris  » qui sous les climats chauds évite la puanteur à la femme et lui permet ainsi de ne pas dégoûter l’homme ». Il s’agit donc  » d’une opération esthétique »
  • le patrimoine culturel ou traditionnel, initiation à l’état de femme
  • les raisons religieuses (certaines communautés musulmanes pensent que l’excision fait partie de l’Islam, alors que la pratique est largement antérieure)
  • l’excision protègerait du SIDA et de la prostitution. Des intellectuels favorables à l’excision affirment que l’abandon de cette pratique contribuerait à la propagation de «phénomènes occidentaux» tels que le SIDA et la prostitution. Certains intellectuels accusent l’Occident de vouloir empêcher l’excision dans le but caché de répandre ses valeurs immorales dans le monde musulman (http://www.memri.fr/2003/11/12/la-controverse-sur-lexcision-en-egypte/)

LES INCONVÉNIENTS  DES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES

   Les conséquences immédiates sont:

  • douleur violente
  • saignements excessifs (hémorragie)
  • gonflement des tissus génitaux
  • fièvre
  • infections, telles que le tétanos
  • problèmes urinaires
  • problèmes de cicatrisation de la blessure
  • lésions des tissus génitaux adjacents
  • état de choc
  • décès.
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GONFLEMENT DES TISSUS GÉNITAUX ET INFECTION APRÈS UNE MUTILATION GÉNITALE

Les conséquences à long terme sont notamment:

  • des problèmes urinaires (miction douloureuse, infection des voies urinaires)
  • des problèmes vaginaux (pertes vaginales, ulcération, vaginose bactérienne et autres infections)
  • des problèmes menstruels (règles douloureuses, difficultés d’écoulement du sang menstruel, etc.)
  • des problèmes liés aux tissus cicatriciels et chéloïdes
  • des problèmes sexuels (douleur pendant les rapports sexuels, diminution du plaisir sexuel, etc.)
  • un risque accru de complications lors de l’accouchement (accouchement difficile, hémorragie, césarienne, nécessité de réanimer le nourrisson, etc.) et de décès des nouveau-nés
  • la nécessité de pratiquer ultérieurement de nouvelles opérations chirurgicales. Par exemple lorsque la mutilation aboutit à la fermeture ou au rétrécissement de l’orifice vaginal, il faudra procéder à une réouverture pour permettre à la femme d’avoir des rapports sexuels et d’accoucher (désinfibulation). Ainsi, l’orifice vaginal est parfois refermé à plusieurs reprises, y compris après un accouchement, ce qui accroît et multiplie les risques immédiats et à long terme
  • des problèmes psychologiques (dépression, anxiété, stress post-traumatique, faible estime de soi, etc).

La principale concernée d’une mutilation génitale féminine est la jeune fille ou jeune femme, et son avis n’est pas demandé, sa souffrance physique et morale n’émeut personne dans son entourage, par respect pour la coutume ou la religion, pas même les membres de sa propre famille qui l’y conduisent. Pour que cet état de choses change nous devons sensibiliser au maximum sur les conséquences physiques sanitaires et psychologiques de ces pratiques; et ce, jusque dans les régions les plus reculées ou ces pratiques ont pignon sur rue. Ces femmes ignorent que cette pratique est un abus et par là même légitiment les faits de leurs bourreaux. Dans ce sens, beaucoup est entrepris à travers le monde, mais les habitudes demeurent et ont la dent dure. Néanmoins des voix s’élèvent et font bouger les choses; Notamment celles des principales victimes courageuses qui témoignent au péril de leur vie et du rejet de leurs sociétés, relayées et soutenues par des personnalités et des organismes qui défendent les droits humains, des femmes et de la jeune fille. Des lois ont été promulguées dans divers pays sur le continent Africain et de par le monde pour interdire les mutilations génitales féminines, mais il reste l’application des sanctions pour tous les contrevenants…

@Pierre C. Engama à Bediang & Corine Eya

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