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IMMIGRATION: RÉINTEGRATION DANS LE PAYS D’ORIGINE, MAIS COMMENT?

La réintégration est l’un des facteurs clé durables de la réussite de la réinsertion des migrants de retour. Si ces derniers sont de plus en plus conscients de la nécessité de préparer leur retour, le processus de réintégration n’est pas toujours évident à mettre place.

Lorsque l’on parle de migration, on pense toujours à l’émigration c’est-à-dire au départ des individus. Cependant, la question de leur retour est peu étudiée voire négligée. Il est donc important de se préoccuper de cette migration dite de retour. Comment se déroule-t-elle et surtout pour ceux désireux, et/ou ayant la possibilité de rentrer. Il s’agit par-là de leur réadaptation et plus explicitement, leur réintégration.

Avant le départ c’est le retour

L’émigration peut se faire volontairement (raisons d’expatriation ou financières, politiques, socio-culturelles, académiques…) ou involontairement (conflits, exil, [..]). Celà  implique de se poser la question d’un probable retour avant même de quitter son pays.

Central American Migrant Movement on Mexico's Southerm Border

Cette décision peut être reportée dès lors que le départ a déjà été effectué et que les réalités du pays étranger sont différentes des attentes. Toutefois un retour volontaire ne se fait pas du jour au lendemain, sauf si ce retour est lié à un seul individu qui peut décider à tout moment de sa destination. Dans la plupart des cas l’on parlera de chercher le meilleur moment, la bonne période pour le retour. Il est donc facile d’éprouver un désir de retour qui n’est pas lié à un acte. Toujours est-il qu’un retour se prépare dès le départ. Mais pourquoi envisager un retour dans son pays d’origine?

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Pourquoi retourner dans son pays d’origine?

Beaucoup diront qu’il est mieux de s’installer et vivre à l’étranger surtout quand on a en esprit des expressions telles « Nul n’est prophète en son pays » ou encore la citation de Malek Chebel « Le retour au pays a toujours été un problème, la joie indicible se mêlant presque instinctivement à la crainte de ne plus se sentir chez soi, d’être devenu un étranger ». Sans vouloir faire allusion aux différentes raisons politico-économiques qui poussent certains individus à quitter leur pays d’origine, il faut noter que, quitter son pays, ses origines n’est toujours pas facile. Celui ou celle qui a la chance d’envisager un retour doit le faire non seulement par patriotisme (on est toujours à l’aise chez soi, car pour les autres en tant que immigré ou expatrié, on est et restera toujours un étranger), mais aussi pour la fierté de soi-même « identité ». Dans ce cas quand faut-il envisager son retour?

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Le retour est-il un problème?

Le problème n’est toujours pas de prendre la décision de retourner mais de s’adapter aux nouvelles conditions de vie, l’environnement qu’on a quitté jadis pour des raisons quelconques. Dans ce cas l’on parle de réintégration. La réintégration dépend aussi le plus souvent de l’intensité de la relation avec pays d’origine. C’est à dire pendant la durée de l’émigration ou expatriation combien de fois le pays d’origine a été visité; quels sont nos rapports socio-culturels avec le pays d’origine; avait-on des possibilités de vivre sa culture (langue, alimentation, musique, actualités etc.)?

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Autant de questions qui déterminent le processus de réintégration des migrants dans leur pays d’origine. Il peut s’avérer que ces derniers soient complètement éloignés des réalités environnementales et socio-culturelles de leur pays d’origine. L’on parlera de déracinement pour décrire cette situation où un Émigré se sent étranger à sa culture ou à son pays d’origine. Par ailleurs selon le pays d’Immigration, il existe des organisations qui aident les Immigrés à préparer leur retour. Ces aides sont d’ordres sociaux jusqu’au financement de création d’entreprises. Tout ceci dans le but de faciliter la réintégration.

Central American Migrant Movement on Mexico's Southerm Border

Pour conclure il est impératif de savoir qu’entretenir des rapports et des contacts intensifs avec son pays d’origine est important. Garder le contact avec les hommes (parents, familles, amis etc.), la culture et les traditions d’origine à fin d’éviter un déphasage lors du retour. Malgré l’éloignement, on reste proche de sa terre natale à travers l’actualité dans les réseaux sociaux et les différents canaux de communication (Radio, Télévision) qui sont en ligne. Alors si vous songez à un retour ou à un départ, il est nécessaire de s’y préparer à fin d’éviter un choc. Ce qu’il faut retenir de cet article est que « le retour au bercail (pays d’origine) se prépare dès le départ ».

Pierre C. Engama à Bediang & La Team

À lire aussi:

https://www.returningfromgermany.de/

https://www.iom.int/fr/aide-au-retour-volontaire-et-la-reintegration-avrr

http://www.migrant.info.pl/depart-volontaire-kopia.html

http://www.ofii.fr/retourner_dans_son_pays_57/

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18 réponses »

    • Je suppose que « partir » ici renvoie à émigrer.

      La réintégration dans son pays d’origine est souvent très difficile même pour des personnes faisant le voyage chaque été. Car les conditions de vie sont vraiment différentes. De plus cette réintégration est d’autanr plus difficile en fonction de l’âge auquel on émigre. Dans ces cas il existe 3 cas de figure :
      Des personnes qui sont nés à l’étranger.
      Ceux ayant migré dès leur plus jeune âge et n’ayant presque pas voire aucune connaissance de la culture de leur pays
      Enfin ceux ayant migré à un age avancé.

      Cette dernière classe aura plus de facilité à se réintégrer que les deux premières qui généralement émettent un certains inconfort dans L’idée de rentrer et ce malgré les voyages annuels. Dans ces deux cas précis peut-on vraiment parler de réintégration ou devrait on parler tout simplement dintegration. Et malgré les aides déployées dans nos pays occidentaux pour aider à l’intégration dans les pays d’origine, elles s’avèrent souvent insuffisante au niveau des pairs.

      Comment donc aider ces personnes à s’intégrer durablement dans ces pays et surtout comment s’y préparer.

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      • Tout départ et retour au pays d’origine n’est pas facile. D’après le Professeur Jacob MABE pendant un congrès portant sur « l’apport de la Diaspora sur la recherche des voies et moyens pour une influence politique reconnue » à Berlin, chaque immigré ou émigré qui voudrait rentrer chez lui, doit le faire à l’immédiat et trop de reflexion. Ceci paraît radical, mais cela montre justement qu’il y a pas de parfait retour. Pour revenir à la question du comment aider les personnes à s’intégrer durablement dans leur pays d’origine, il faut simplement comme nous l’avons dit dans l’article être en contact régulier avec ses origines pour éviter des déracinement. Ce contact facilite le retour quand la décision est prise. Nous ne demandons pas à tous les immigrés de rentrer mais plûtot de garder le contact permanent avec leur terre natale ou originaire. « Qui sait d’où il vient, connaît où il va ». Certes il y a les réseaux sociaux et tout, mais il faut se rendre régulièrement dans les lieux pour s’impregner des réalités car elles évoluent, tout comme chaque culture.

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  1. Je partage l’avis de Marion sur les difficultés liées à « l’intégration ». En effet beaucoup d’immigrés en Europe appartiennent au premier ou second cas. De ce fait il est assez difficile dans ce cas de figure de parler de réintégration puisque c’est malgré le fait que ce soit l’originelle, elle reste tout de même étrangère. Et les difficultés rencontrées lors de l’intégration sont d’autant plus élevées si la culture et les modes de vie du pays de retour sont diamétralement opposées à celle acquise. Et si dans le pays d’accueil on a pas rencontré de « pairs » ayant la même origine que la notre et appartenant aux groupes des migrants ayant voyagé à un age avancé.

    Tout comme nous l’explique si bien l’article pour effectuer une migration de retour on a besoin d’une préparation qui peut s’étendre sur des années. Il reste donc important de pouvoir d’abord s’intégrer dans le groupe de pairs qui se trouve en Occident. Ce dernier aidera pour le procesus d’intégration une fois sur le terrain.

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  2. Je partage ton avis sur les difficultés liées à « l’intégration ». En effet beaucoup d’immigrés en Europe appartiennent au premier ou second cas que tu as énoncé. De ce fait il est assez difficile dans ce cas de figure de parler de réintégration puisque c’est malgré le fait que ce soit l’originelle, cette reste tout de même étrangère. Et les difficultés rencontrées lors de l’intégration sont d’autant plus élevées si la culture et les modes de vie du pays de retour sont diamétralement opposées à celle acquise. Et si dans le pays d’accueil on a pas rencontré de « pairs » ayant la même origine que la notre et appartenant aux groupes des migrants ayant voyagé à un age avancé.

    Pour répondre à ta question et tout comme nous l’explique si bien l’article pour effectuer une migration de retour on a besoin d’une préparation qui peut s’étendre sur des années. Il reste donc important de pouvoir d’abord s’intégrer dans le groupe de pairs qui se trouve en Occident afin de s’apparenter aux us et coutumes ainsi qu’aux valeurs prônées dans le pays d’origine. Une fois intégré dans le groupe, ce dernier aidera pour le procesus d’intégration une fois sur le terrain.

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  3. Je reconnais que se rapprocher des pairs vivants dans le Pays d’accueil peut être un élément de solution durable. Cependant il est très important de bien choisir le groupe social en question car de ce rapprochement, la personne en question pourra développer un sentiment d’appartenance ou alors de rejet. Ce qui aura pour conséquence de confirmer ou alors dans le cas contraire d’ôter tout envie de retour. Je m’appuie sur le cas concret d’une amie qui voulant mieux etudier son pays d’origine et ayant tant bien que mal essayé de s’intégrer dans son groupe de à Berlin a développé un sentiment de rejet de sa culture originelle et pour cause que cette dernière ayant migré dès son plus jeune âge n’avait pas reçu cette éducation. De ce fait elle recevait très mal les commentaires fait par les membres du groupe en question qui selon moi n’étaient pas suffisamment ouvert d’esprit ni préparer à accepter que malgré le fait que cette dernière soit née dans leur pays elle n’avait pas la culture véhiculée dans ce dernier. Cela a vraiment eu pour conséquence que cette dernière se recroqueville sur elle même et évite le contanct avec ses semblables en Allemagne. Heureusement cette dernière a su garder une part de sentiment d’appartenance à son pays et rares sont ceux comme elle, après avoir reçu un traumatisme culturel réussissent à se relever et restent desireux d’en apprendre davantage sur leur culture.

    GWV je souhaiterais lire votre avis sur ce cas de figure que l’on rencontre très souvent ici. Comment aider des personnes comme cette amie à reussir leur intégration? Puisque même ci cette dernière a pu garder cette curiosité pour son pays d’origine, peu sont ceux comme elle qui se relevent. Après avoir lu le commentaire de Marie sur ce sujet il me semblait légitime de souligner que ces groupes de pairs peuvent aussi représenter un fleau à l’envie de rentrer ou de connaitre sa culture. Car bien que immigrés ces derniers peuvent se montrer très xénophobes envers leurs semblables n’ayant pas acquis cette culture qu’ils considèrent comme etant innée.

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    • Je pense qu’il ne faudrait pas extrapoler car bien qu’ il existe des cas où l’intégration dans le groupe de pairs a été un echec du fait des à priori et des idées préconçues que pouvaient avoir les membres de ce groupe, ces cas restent exceptionnels.

      Malheureusement pour votre amie elle s’est retrouvée dans ce cas. Mais ce qu’il faut souligner dans votre commentaire c’est qu’elle a pu se relever de ce traumatisme et peut être maintenant côtoie-t-elle un autre groupe social maintenant qui puisse lui apporter le savoir dont elle a besoin pour evoluer et s’intégrer dans sa culture.

      Si elle aurait abandonné après cet échec, peut être n’etait-elle pas prête à apprendre. J’ai lu un livre récemment qui disait qu’il ne fallait pas avoir peur de l’échec car de ce dernier, on peut tirer une grande victoire, en s’en servant à bon escient.

      Je reste persuadée que pour pouvoir s’intégrer dans sa culture originelle il reste primordial de fréquenter des personnes qui en sont issues afin d’en acquérir les valeurs, pratiques et Us. Dire qu’ils peuvent représenter un fléau est une affirmation assez hyperbolique car toute expérience est enrichissante. Il reste évident que même ici en Europe et particulièrement en Allemagne les immigrés réussissent à s’intégrer malgré les comportements Xénophobes dont ils sont victimes au quotidien. De plus je reste persuadée que ton amie n’a pas été victime de Xénophobie mais que c’était juste un problème de compréhension.

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    • Le post a été si claire » on prépare sa réintégration des le début » il est d’une absurdité totale comme le font nos fonctionnaires en Afrique d’attendre les dernières années de service pour préparer sa retraite. Maintenant je partage un tout petit peu les propos de Marion, en dépit son verbe porté sur Marie, qui me semble être un débat de personne.
      En plus de rapprocher de paires en Europe est très important, mais il me semble que ce n’est pas l’élément decisif d’un probable retour. La volonté de retourner est pour moi le pivot du retour chez soi. Maintenant comme le dit Marion la culture de son pays d’origine est un facteur clé, il faut avoir un attache avec ses origines, car la culture est un héritage, sans elle on est une coquille vide. En dehors de l’élément culturel, le contexte politique et sociale s’impose aussi et freine l’élan d’un retour des émigrés,, mais cela est surmontable. Concernant le cas de Marie, Marion doit être moins critique car étant né la bas, en rupture avec son Cameroun, il y va pas de sa responsabilité première mais celle des ascendants qui ne l’ont pas initié , cependant Marie devenant mature pouvait renouer à cela.
      Mais je pense le retour des immigrés est une question d’abord de volonté. Il est important pour palier au cas Marie de créer des associations promouvant le retour aux sources des immigrés.

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      • polightiqueautrementenafrique

        En fait dans mon commentaire je ne souviens pas avoir cité le nom de cette amie. De plus je pense que vous vous fourvoyer. Je suis d’avis qu’il n’existe pas de culture originelle contrairement à Marie qui en a besoin car en probable quête d’identité. Je pense que les migrants etant nés ici en Occident ou étant venus ici jeune ont cette culture originelle là qui celle qu’ils ont acquise dès leur plus jeune age.

        Prenons encore l’exemple de ma tendre amie. Elle aura beau se persuader qu’elle est disons Africaine mais ce ne sera jamais le cas puisqu’elle est mbenguiste. Elle aura peut être ce qu’elle appelle sa culture originelle mais ce ne sera que quelque chose qu’elle a acquise plutard une seconde culture comme vous voulez. Puisque c’est la culture qui fait de nous ce que nous sommes et elle ayant été éduquée selon la culture occidentale se comportera comme telle. Une mbenguiste

        Merci GWV pour ces articles intéressants. Actuellement il ya un sujet qui me chagrine un peu sur l’immigration j’espère que vous en parlerai aussi dans les prochains jours

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      • Malheureusement nous ne sommes pas des devins 🙂 Si vous avez un sujet particulier sur l’immigration que vous souhaitez voir publier comme article, alors n’hésitez pas à nous en faire part. Par ailleurs un article quant à l’actualité de ces derniers jours est en préparation: un COUP DE GUEULE

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    • Merci dèjà pour l’intérêt porté sur cet article. L’appartenance à un groupe culturel n’est pas une obligation ou un devoir. Pour ces raisons l’on doit être à même de s’identifier avec les objectifs poursuivis par ces groupes. Plusieurs groupes culturels à Berlin, Paris et Londres sont réunis en Association et ont pour objectifs la réalisations des projets sociaux dans leur pays d’origine mais aussi l’organisation d’évènements culturels dans leur pays d’origine. Ces 2 objectifs à eux seuls permettent bien évidemment d’entretenir de bonnes relations avec sa terre natale tant dans le pays d’accueil que dans le pays d’origine. Nous vous invitons à lire notre publication sur la culture à travers sa lange de 2016. En bref il n’est pas question de se créer des contraintes par son appartance à un groupe, juste pour ne pas perdre le fil avec ses origines.

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      • Je pense au Contraire que l’appartenance à un groupe culturel est dans un certain sens obligatoire pour acquérir cette culture perdue. Marion et polightiqueautrementenafrique, pour revenir à vos commentaires, je souhaiterais tout d’abord m’excuser auprès de votre « amie » de devoir la prendre pour cible. Je ne pense pas qu’une personne désireuse de connaître ses Origines ait besoin de ce que vous semblez appeler une culture d’origine. pour le Cas de votre amie, étant donné que la culture est de l’ordre de l’acquis et non de l’inné, cette dernière pourra toujours l’acquérir si tel est son souhait. De plus, si cette dernière partagent déjà certaines valeurs, normes et reconnaît certaines institutions alors elle possède déjà cette culture. La langue étant très importante dans la culture ainsi que les croyances et traditions ( particulièrement chez nous en Afrique), si cette dernière possède tout cela et peu importe à quel moment elle l’aura acquise celà restera sa culture pourquoi essayer de la décourager dans son processus de réintégration.

        De plus, même si elle s’y rend en qualité d’expatriée, tout retour a besoin de préparation

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